‘Anticancer’ de David Servan-Schreiber, éditions Pocket Robert Laffont 2007, rev. et augm. 2010.
—> a douté :
Ce livre rassemble une fantastique série de cas individuels (aux histoires souvent passionnantes) recoupée avec des "preuves" issues d’études qui n’en sont souvent qu’au stade de souris de laboratoire… Cet exposé serait intéressant s’il ne sous-tendait pas une thèse plus générale qui mène à un "anticancer" global : le corps, l’esprit et les aliments. La thèse et l’antithèse en quelque sorte.
La grande surprise a été de découvrir l’homme au travers de son essai. Ses points de vue métaphysiques, sa propre histoire qui apparaît en filigrane, et sa relation à la mort, sont de riches sources de réflexion ou d’inspiration. En oubliant les explications de texte et les recettes, on peut aborder ce livre comme l’expérience assez unique d’un médecin (psychiatre) devenu malade.
Mais ces passages sont trop rares par rapport à la profusion de thèses qui s’alimentent entre elles ; sans parler de quelques francs agacements à lire des raccourcis dangereux (par exemple : la décision médicale d’une mastectomie, l’impact des fruits chez les porteuses de gènes BRCA, etc..), ou des conclusions rocambolesques au sujet des personnalités propices au cancer… comme le furent les romantiques du temps de la tuberculose du 19e siècle !
Le livre de DSS se finit en fait là où il aurait dû commencer : une volonté de témoignage personnel. "Quoi qu’il en soit, mon cas n’est pas une expérience scientifique." dit-il en conclusion.
Il ne conteste jamais les médecines conventionnelles, et appelle à faire souffler un vent d’imagination sur la médecine académique. Il avait sûrement raison, j’ai eu simplement beaucoup de mal à adhérer à ses préceptes. Et encore plus de mal à suivre le fil de la logique qui relie le grand tout.
Je maintiens à postériori, que ce livre ne m’aurait été d’aucun secours lors des traitements de cancer n°2.
La vision et les préconisations de DSS accompagnent de nombreuses personnes. Y compris au sein du tout petit comité de lecture de cette e-bib… C’est dire à quel point le débat est ouvert.
Cathie Malhouitre
—> a aimé :
‘Anticancer’, sorti peu après l’annonce de mon cancer, a été pour moi une bible. Il m’a permis de reprendre pied, de me dire que je pouvais agir, devenir acteur dans la maladie, et non plus seulement subir. Un leurre ? Mais non, biensûr ! J’ai modifié ma façon de vivre, mais je l’aurai fait dans tous les cas.
Et ça ne mange pas de pain, puisque ça fait du bien au mental et au corps. Soit, faut-il peut-être y croire… Quoique.
DSS a bénéficié de son statut de chercheur et psychiatre reconnu pour glaner dans les milieux scientifiques, des recherches qui mettent en évidence des comportements susceptibles de protéger nos cellules, ou au contraire, les rendre folles.
Souvent, on a réduit ses préconisations à l’aspect alimentaire. Mais il a en réalité, et de manière égale, défendu 4 domaines d’action : l’alimentation, la gestion du stress, une relation différente au corps, et la détoxification de notre environnement.
Et surtout pas d’angélisme dangereux : « Il n’existe à ce jour aucune approche alternative capable de guérir le cancer, écrit-il. Aujourd’hui, il est impensable de prétendre le soigner sans recourir aux techniques de la médecine occidentale. Mais il est déraisonnable de négliger la capacité naturelle de notre corps à se protéger contre les tumeurs, que ce soit pour prévenir la maladie ou accompagner les traitements. »
Culpabilisation ? Injonctions impossibles à tenir ? Il enfonçait des portes ouvertes ? Discours de pacotille ? Ceux qui me connaissent savent pourtant que je me méfie terriblement des médecines un peu trop douces…
DSS a suscité auprès de milliers de malades à travers le monde, l’espoir.
A sa mort, les critiques se sont fait moins virulantes, les détracteurs ont souvent fait profil bas. Pensez, on lui donnait 6 mois, il a (sur)vécu 20 ans… Un hasard ?
L’occasion peut-être alors de s’y plonger grâce à l’e-bib… Nous vous proposons la deuxième édition augmentée et revue. (Plus d’infos ici).
Et comme dit Cathie, le débat peut s’ouvrir ici-même !
Mélilotus
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Coût pour la ré-expédition au prochain destinataire :
Enveloppe à bulle : format 23×33 cm
- à affranchir soi-même d’un timbre de 4 € vers la France Métropolitaine
- indiquer la mention “LETTRE”
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comme Meli "Fan" de ce livre et de ce concept qui me dit que JE peux prendre part à mon retour à une santé en équilibre.
Ce livre est sortie au moment de l’annonce de ma maladie et faisait la synthèse de mes expériences de vie et de médecines complémentaire. Je suis partisane des médecines alternatives depuis très longtemps
Grâce à ce livre j’ai réussit à accepter les traitement de la médecine allopathique…….
Merci à DSS pour ça, il m’a permis de ne plus opposer les deux alternatives mais de les associer
Publié par Martine | 28 janvier 2012, 16:25Bonjour et un grand merci à toutes les deux pour votre grandissime initiative ! Mon coeur est en fête et chante d’allégresse. J’étais déjà attirée par toi Mélilotus et ton ouverture d’esprit, mais très triste pour toi Cathie . Je sais que la vie est plus facile quand j’accepte la justesse des choses, quand je me sens actrice de ma vie même avec ses maladies. Alors Cathie je suis heureuse pour toi, heureuse que tu es trouvée le chemin vers la guérison. Je suis fan et je vous soutiens à fond ! Je vous embrasse et vous souhaite le bonheur dans votre entreprise. Jeannine
Publié par Jeannine Tebbani | 6 février 2012, 09:39